Cancer et fertilité : Soutenir les rêves de fonder une famille après le diagnostic

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14 mars 2026

Par Clínica Tambre

Recevoir un diagnostic de cancer peut être un moment incroyablement difficile et incertain. Cela marque souvent le début soudain d’un parcours axé sur le traitement, la guérison et la confrontation à l’avenir. Pour beaucoup, cette nouvelle peut être bouleversante et effrayante.

Cependant, grâce aux progrès constants de la médecine qui améliorent les traitements contre le cancer et permettent d’accroître significativement les taux de survie, le discours évolue peu à peu. Jamais auparavant autant de personnes n’avaient survécu au cancer, et beaucoup y parviennent à un âge plus jeune. Par conséquent, un nombre croissant d’individus vivent bien après la disparition du cancer, à un stade de leur vie où future construction familiale et préservation de la fertilité Cela peut néanmoins constituer un élément important à prendre en compte.

Dans ce genre de situations, le lien entre les soins oncologiques et la médecine reproductive prend une importance particulière. Afin de mieux comprendre les liens entre le cancer, son diagnostic, son traitement et la fertilité, nous avons interrogé… Dr Abraham Zavala, le coordinateur médical chez Tambre AlicanteEn tant que gynécologue de renom et spécialiste en médecine reproductive avancée, avec une expertise particulière en faible réserve ovarienne et échec d’implantation-Le Dr Zavala explique comment le cancer peut affecter la capacité d’avoir des enfants et, surtout, présente les solutions pour préserver la possibilité de devenir parent à l’avenir.

Tout au long de notre discussion, le Dr Zavala a apporté des éclairages essentiels, démystifiant les idées reçues sur le lien entre les traitements oncologiques et la fertilité, et a partagé un message d’espoir pour ceux qui sont confrontés à ce défi.

L’impact direct sur la santé reproductive

Interrogé sur l’impact direct d’un diagnostic sur la fertilité, le Dr Zavala est clair : si la maladie elle-même est redoutable, il est important de comprendre que le cancer et son traitement peuvent affecter la fertilité. Il souligne toutefois que des solutions existent pour préserver cette possibilité.

Le Dr Zavala explique que l’impact du cancer sur la fertilité dépend de plusieurs facteurs : le type de cancer, sa localisation et, bien sûr, le traitement reçu. Les traitements les plus courants, tels que la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie, ou une combinaison de ces traitements, peuvent affecter considérablement la capacité d’une femme à produire des ovules ou celle d’un homme à produire des spermatozoïdes.

« Les traitements oncologiques ont un impact sur la fertilité non seulement en raison de la maladie elle-même, mais aussi en raison des effets secondaires qu’ils peuvent avoir sur le système reproducteur », souligne le Dr Zavala.

Il explique que l’impact de ces traitements sur la fertilité varie considérablement d’une personne à l’autre. Il dépend de nombreux facteurs, tels que la dose administrée, l’âge de la patiente et le moment du traitement. Un fait biologique crucial, souligné par le Dr Zavala, est que les femmes naissent avec un nombre limité d’ovules qui diminue avec le temps. Des traitements comme la chimiothérapie ou la radiothérapie peuvent accélérer ce processus naturel. Bien qu’il ne soit pas toujours possible de prédire précisément l’impact d’un traitement sur la fertilité, le Dr Zavala suggère qu’une évaluation détaillée soit nécessaire. évaluation de la réserve ovarienne peut donner aux spécialistes une idée plus précise de l’état du patient.

L’importance des détails : emplacement et type

Le Dr Zavala souligne que tous les cancers n’affectent pas la fertilité de la même manière. Le type de cancer et le traitement reçu sont des facteurs déterminants.

Pour illustrer son propos, il propose une comparaison précise : « Une tumeur neurologique traitée par radiothérapie crânienne aura un impact différent de celui d’un cancer de la cavité pelvienne, comme un cancer de l’ovaire ou du côlon. » Chaque type de traitement ayant des conséquences spécifiques sur la fertilité, il soutient qu’il est essentiel d’évaluer chaque cas individuellement afin de déterminer la meilleure stratégie de préservation pour chaque patiente.

Un changement de protocole médical

Heureusement, la communauté médicale reconnaît de plus en plus l’importance de la vie après Le Dr Zavala souligne que la préservation de la fertilité est de plus en plus prise en compte dès le diagnostic du cancer. De fait, les recommandations cliniques de ces dernières années incluent la préservation de la fertilité parmi les priorités des patients atteints de cancer.

De plus en plus d’associations et d’oncologues insistent sur le fait que, dès l’annonce d’un diagnostic de cancer, les patients doivent être informés des options disponibles pour préserver leur fertilité. Le Dr Zavala est clair : « Plus tôt cette question est abordée, meilleures seront les perspectives à long terme. »

Options disponibles : du standard à l’expérimental

Concernant les techniques spécifiques disponibles, le Dr Zavala explique que cryopréservationLa congélation d’ovocytes ou de spermatozoïdes est l’une des techniques les plus couramment utilisées et les plus efficaces. Elle peut être appliquée aussi bien aux patients atteints de cancer qu’aux personnes souhaitant préserver leur fertilité pour des raisons personnelles.

Il reconnaît toutefois que tous les patients ne peuvent pas accéder à cette option. Dans certains cas, comme lorsqu’un cancer est diagnostiqué chez un jeune avant la puberté ou lorsqu’un traitement de chimiothérapie doit être entrepris en urgence, les options peuvent être plus limitées. Dans ces cas complexes, le Dr Zavala mentionne : préservation du tissu ovarien.

Il note toutefois que cette option offre de plus en plus d’espoir à ceux qui ne peuvent pas subir de stimulation standard.

Démystifier le mythe du retard

L’une des plus grandes craintes des patientes est que la préservation de leur fertilité retarde leur traitement anticancéreux vital. Le Dr Zavala tient à corriger cette idée fausse.

« C’est un point très important », affirme-t-il. Dans de nombreux cas, la préservation de la fertilité peut être organisée rapidement et sans délai significatif, notamment grâce aux protocoles de stimulation à démarrage aléatoire. Cependant, la congélation d’ovocytes ou d’embryons peut nécessiter un délai de stimulation, et en cas d’urgence, la cryoconservation de tissu ovarien peut être envisagée car elle ne requiert pas de stimulation.

Il explique que, heureusement, les spécialistes peuvent initier la stimulation ovarienne à n’importe quel moment du cycle menstruel. Cela permet à l’équipe médicale de s’adapter aux besoins de la patiente sans perturber significativement le traitement du cancer. Généralement, la stimulation dure entre 10 et 14 jours. Par ailleurs, le Dr Zavala cite des études montrant que les résultats sont similaires, quel que soit le moment où la stimulation débute au cours du cycle.

L’impact psychologique : une lueur d’espoir

Au-delà des aspects biologiques, le Dr Zavala évoque la dimension émotionnelle de son rôle. Il décrit l’aide apportée aux patients en oncologie comme un « processus incroyablement gratifiant ».

Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de cancer, ses priorités changent radicalement. Cependant, être

Leur offrir la possibilité de préserver leur fertilité leur procure ce que le Dr Zavala décrit comme une « lueur d’espoir ». Ce traitement leur offre bien plus que la simple possibilité d’avoir des enfants plus tard ; il leur procure un sentiment de maîtrise sur leur vie et leurs projets familiaux. Ce contrôle, souligne le Dr Zavala, a un impact psychologique très positif en cette période de bouleversements.

Une histoire de réussite réelle

Pour illustrer la réalité de ce processus, le Dr Zavala partage le cas précis d’une femme de 28 ans chez qui une tumeur au cerveau a été diagnostiquée dans un autre pays.

« Elle est venue à notre clinique sur recommandation d’un autre médecin », se souvient-il. Après une évaluation immédiate, l’équipe a commencé la stimulation ovarienne le jour même. En 10 à 12 jours, ils ont obtenu un nombre important d’ovocytes, qui ont été conservés avec succès. La patiente a ensuite vaincu son cancer. Grâce à la préservation de ses ovocytes, elle peut désormais envisager une grossesse à l’avenir, son potentiel reproductif étant préservé avant le début de son traitement.

Regarder vers l’avenir

Pour les patients qui ont subi ce processus, la question demeure souvent : Quand puis-je utiliser ces œufs ?

Le Dr Zavala explique qu’il n’existe pas de délai fixe, car cela dépend de divers facteurs. En principe, les patientes doivent suivre les recommandations de leur oncologue, qui déterminera le moment opportun pour tenter une grossesse. Le Dr Zavala tient à rassurer quant à la viabilité des cellules : « Il est important de noter que, dans des conditions de cryoconservation optimales, les embryons ne semblent pas être affectés par la durée de congélation. Concernant les ovocytes et les spermatozoïdes, les données disponibles sont rassurantes, et les études à long terme continuent d’être menées. » Ce constat apporte une tranquillité d’esprit aux patientes qui souhaitent utiliser leurs cellules reproductives ultérieurement, sachant qu’elles sont conservées intactes.

Un message de résilience

Le Dr Zavala conclut par un message fort à l’intention de tout jeune atteint d’un cancer qui souhaite devenir parent : «Ne perdez pas espoir.»

Il réaffirme qu’il existe des solutions et qu’il est essentiel de consulter des spécialistes de la fertilité pour explorer les possibilités de préserver sa fertilité. « Il ne s’agit pas seulement de vaincre le cancer », explique-t-il, « mais aussi de préserver des rêves et des aspirations personnelles, comme la possibilité de devenir parent un jour. »

At Clinique Tambre,L’équipe s’engage à accompagner les patients à chaque étape de leur parcours. Grâce à un traitement adapté, ils peuvent reprendre le cours de leur vie et fonder la famille dont ils ont toujours rêvé.

Si vous êtes confrontée à un diagnostic de cancer et que vous vous inquiétez des conséquences sur votre fertilité, n’hésitez pas à demander de l’aide. La préservation de la fertilité offre à de nombreuses patientes la possibilité de fonder une famille après avoir vaincu la maladie.

Dr Abraham Zavala Gynécologue spécialiste de la fertilité

Coordinateur médical chez Tambre Alicante

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